La sclérose en plaques est une maladie auto-immune. Le système immunitaire s’attaque à ses propres cellules au niveau du système nerveux central et entraîne des lésions qui provoquent des perturbations motrices, sensitives, cognitives et visuelles. Les premiers symptômes de la maladie se présentent sous forme très diverses, soit brutalement par poussées successives, soit de manière lente et progressive. Si les symptômes régressent totalement en début de maladie, les poussées peuvent laisser des séquelles après plusieurs années d’évolution.

L’évolution de la sclérose en plaques est imprévisible et varie en fonction des personnes. Elle peut cependant entraîner des handicaps permanents pouvant conduire à une perte d’autonomie et une diminution de l’espérance de vie de 5 à 7 ans.

Les principaux symtômes

Les manifestations sont très diverses mais certaines sont plus courantes que d’autres.

– La fatigue. C’est l’un des signes les plus fréquents. Près de 80 % des personnes atteintes connaissent une fatigue récurrente qui apparaît au moindre effort surtout en cas d’exposition à de fortes chaleurs. Elle est liée à l’atteinte neurologique de la maladie. « La moitié des malades ont éprouvé de grandes fatigues bien avant de présenter les premiers signes de la SEP. Elle dure en général quelques heures, mais dans certains cas, elle peut affecter le patient pendant toute la journée. 40 % des malades en souffrent quotidiennement. », rapporte-t-on à la fondation Charcot.

– Une faiblesse musculaire et des problèmes de coordination. La faiblesse s’installe dans un des membres ou sur l’ensemble d’un côté du corps, entraînant des raideurs musculaires avec la sensation que la « jambe traîne ». « Des troubles sensitifs sont fréquents mais les patients n’y prêtent pas attention au début. Il peut s’agir de fourmillements, d’impression de pesanteur, de serrement, de brûlure, d’engourdissement ou d’insensibilité.  », explique-t-on à la fondation Charcot. Ces troubles peuvent aller jusqu’à des troubles de l’équilibre avec des vertiges, un manque de précision dans les mouvements, des tremblements si le cervelet est touché par la maladie. Des troubles urinaires peuvent également être observés comme une envie pressante d’uriner ou l’inverse avec une absence d’envie et des difficultés de vidange de la vessie.

Des troubles visuels. L’atteinte du nerf optique (névrite optique) entraîne une baisse brutale de vision et une altération des couleurs. Ce symptôme survient dans près d’un tiers des cas au début de la maladie et devient plus fréquent au cours de son évolution.

Des troubles de l’attention. La personne a des difficultés à se concentrer ou à maintenir son attention de façon prolongée. Cela peut entraîner des problèmes de mémorisation.

Des picotements et des engourdissements de certaines parties du corps comme les bras, les jambes et le visage, qui durent parfois plusieurs jours.

Les principaux facteurs de risques

Parmi les facteurs extérieurs, on retrouve :

– Les agents infectieux viraux ou bactériens comme le virus d’Epstein-Barr. Ce virus, impliqué dans la monocléose infectieuse, augmenterait le risque de survenue de la maladie.

Un déficit en vitamine D. Celle-ci produite par la peau sous l’effet de l’exposition au soleil manquerait chez les personnes atteintes de SEP. Plusieurs études ont établi un lien entre le taux de la vitamine D dans le sang et le risque de développer une sclérose en plaques. Les études ne montrent pas si une supplémentation peut influer sur l’évolution de la maladie.

– Le tabac. Les personnes qui fument entre 1 à 2 paquets par jour ont plus de risques de développer une SEP que les non-fumeurs. Le fait de fumer aggraverait les symptômes chez les personnes atteintes.

D’autres hypothèses ont été élaborées mais toutes restent encore aujourd’hui controversées.

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