Les prix des fruits va-t-il augmenter en raison de la météo du printemps ? Après des températures douces en mars qui ont entraîné un bourgeonnement précoce des cultures, une période de gel inédite d’une dizaine de jours en avril a touché des centaines de milliers d’hectares de vergers de vignes et de grande culture dans la région Sud et la vallée du Rhône.

Moins de fruits, des prix plus élevés

La moitié des arbres fruitiers de France auraient été touchés, selon 60 millions de consommateurs. Les fruits à noyaux (cerises, pêches et abricots) sont plus atteints que les autres. Selon les professionnels, seuls 60 à 65 % des pêches, 40% des abricots et 30% des cerises ont pu être récoltés par rapport aux années passées. Certains producteurs ont même produit toute leur récolte.

Qui dit volume réduit dit offre plus tendue” explique Bruno Darnaud, président de la Gouvernance économique des fruits et légumes à 60 millions de consommateurs. Par exemple, des abricots pourraient passer de 4,50€ le kilo (prix de l’an dernier) à 5€. Il poursuit : “En supposant que les prix des fruits augmentent dans les prochaines semaines, ils ne pourront évidemment pas compenser les pertes des producteurs. D’autant qu’il s’agira d’une hausse plutôt modeste, car il faut continuer à vendre les produits !

D’autres fruits impactés

Bien qu’ils soient les plus touchés, les fruits à noyaux ne sont pas les seuls à en pâtir. Les dégâts restent moins graves pour les autres. “Nectarines, poires et pommes risquent, pour certaines, d’avoir de petits défauts visuels, toutefois sans impact sur leurs qualités gustatives“, indique Bruno Darnaud.

Dans le Loir-et-Cher, les pommes ont aussi beaucoup souffert. 80 % des surfaces de la vingtaine d’arboriculteurs du département ont été touchées. C’est une grande partie de la production de pommes et de poires dont les pertes restent à définir.

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