Qu’elle survienne suite à une brûlure, une blessure, une affection dermatologique (acné), une agression cutanée (tatouage) ou un geste chirurgical, la cicatrisation est un processus naturel de l’organisme qui vise à réparer la peau là où elle a été endommagée. Complexe et évolutif, il s’effectue sur une année environ et offre des résultats variables selon les personnes.

Tous différents !

Si la lésion est superficielle, la cicatrice tend à disparaître avec le temps. Si elle atteint les couches profondes de la peau, elle restera visible mais acceptable tant qu’elle ne présente ni boursouflure ni pigmentation. Malheureusement, nous ne cicatrisons pas tous de la même façon, pour des raisons génétiques. Ainsi, les personnes asiatiques ou à peau noire sont davantage sujettes aux cicatrices hypertrophiques (qui forment un bourrelet disgracieux) : elles cicatrisent trop bien ! Un désagrément qui peut aussi affecter des individus métissés et, plus rarement, des sujets à peau et yeux clairs. C’est pourquoi, avant toute opération de chirurgie esthétique, le chirurgien interroge le patient afin de savoir s’il faut envisager des précautions particulières.

Des traitements spécifiques

La blessure a été mal recousue ? Il est possible de réopérer et de réaliser une cicatrice plus régulière en remettant les berges de la peau au même plan et en plaçant des fils sous-cutanés qui éviteront qu’elle ne s’élargisse.

La cicatrice est hyperpigmentée ? Faire quelques séances de laser atténuera sa coloration.

Elle est dure sous le doigt ? Des massages quotidiens, manuels ou mécaniques, effectués chez le kiné, l’assoupliront.

Elle est volumineuse (hypertrophique) ? Le traitement consiste à éliminer chirurgicalement le bourrelet, puis à appliquer un pansement de silicone pendant plusieurs semaines : priver la suture d’oxygène empêcherait la peau de surréagir. Si nécessaire, le médecin procède localement et conjointement à des injections de corticoïdes afin de diminuer l’inflammation. En cas de récidives sévères, un traitement aux fils d’iridium peut être proposé dans un service hospitalier spécialisé.

En prévention

Interdisez-vous toute exposition de la cicatrice au soleil sans protection solaire élevée, sinon elle restera bronzée à vie ! Et massez-la quotidiennement pour l’assouplir, surtout pendant les deux premiers mois. En postopératoire, la prise de compléments nutritionnels d’oméga-3 améliore la qualité de la peau et réduit le risque d’une mauvaise cicatrisation. En cas de boursouflure naissante, consultez immédiatement votre chirurgien.

Et les marques d’acné ?

Au stade des cicatrices, les traitements médicaux visent surtout à redonner un aspect plus lisse à la peau à l’aide du laser ablatif (CO2, erbium). En cas de marques « en creux », on recourt aux injections d’acide hyaluronique pour les combler, exactement comme s’il s’agissait de rides.

Cet article a été publié dans le magazine Nous Deux numéro 3856.

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