Vous avez été Miss Belgique 2005. De quelle manière votre règne vous a-t-il ouvert des portes ?

J’avais 19 ans, j’étais toute jeune, consciente de beaucoup de choses, mais aussi assez naïve. Je me suis retrouvée du jour au lendemain face à des journalistes, à leurs questions… Ça a été un vrai apprentissage. Ça m’a donné une visibilité, une belle opportunité. Quatre ans après mon élection, je commençais la télévision. Je pense que chaque chose qu’on vit au moment présent a un impact sur le futur.

Vous présentez la météo sur TF1 et LCI, Les Docs du week-end sur TF1, 90′ Enquêtes sur TMC et Exclusif à la télévision belge. Quel programme !

Je suis habituée aux plannings bizarres. Je n’ai pas tous mes week-ends et ça me convient très bien.

C’est sûr que, quand il fait beau, on aimerait être de repos comme tout le monde mais, comme c’est moi qui l’annonce, on m’associe beaucoup avec le soleil, et ça n’est pas plus mal (rires). En réalité, ça ne fait que quatre ans que je travaille à TF1, un lieu où mes différentes casquettes sont centralisées. J’en suis ravie.

Quelles relations entretenez-vous avec Evelyne Dhéliat ?

C’est elle qui m’a formée et elle a su me mettre à l’aise. Mais elle est surtout ma cheffe de service, celle qui me fait passer mes entretiens annuels d’évaluation. C’est une boss agréable avec laquelle j’ai une relation assez tendre. Evelyne a bâti sa carrière et elle est heureuse d’accueillir la nouvelle génération.

Elle a confiance en moi. Quand elle me fait des remarques, ça se passe bien. Elle peut aussi prendre soin de mes orchidées qui dépérissent chez moi et que j’apporte au boulot. Elle est “madame orchidées” !

Est-ce qu’elle est un modèle pour vous ?

C’est une icône qui traverse le temps et les générations. Son parcours met une certaine pression parce qu’on sait qu’il n’y en aura pas deux comme elle. Elle m’inspire dans sa constance, son énergie et sa bonhomie.

Voyez-vous la météo comme un tremplin vers autre chose ?

Dans trente ans, je me vois toujours à la météo, comme Evelyne. Je suis amoureuse de ce que je fais. Quand je présente la météo, bien que je sois seule face à une caméra dans le studio, je vis un moment de communion avec les téléspectateurs. Je dis toujours cette phrase qui me tient à cœur : « Et surtout, prenez bien soin de vous.» Je donne des indications météorologiques, mais le message principal c’est que vous, les téléspectateurs, êtes la priorité absolue.

Quelles émissions rêveriez-vous de présenter ?

Une émission en lien avec le développement personnel ou un talk-show, mais il n’y en a pas vraiment dans le groupe TF1, à part ce que fait Audrey Crespo-Mara dans Sept à huit, que j’aime beaucoup. J’ai aspiré à faire de nombreuses choses il y a quelque temps. Aujourd’hui je suis plus calme. Je sais que les choses arrivent quand elles le doivent.

Vous avez joué dans un épisode de Joséphine, ange gardien. Un parcours comme celui de votre compatriote Virginie Efira, qui est passée de l’animation à la comédie, vous inspire-t-il ?

Virginie, je l’ai connue un peu avant qu’elle ne parte pour la France. C’est une très belle âme, une femme radieuse, magnifique et compétente. Elle est inspirante, mais je n’oublie pas une chose, c’est qu’elle vient du théâtre. Il serait prétentieux de vouloir sa carrière alors que je n’ai aucune expérience dans la comédie.

Quel type de rôle aimeriez-vous vous voir proposer ?

Si je pouvais avoir des petits rôles dans des fictions pour améliorer mon jeu, ça me plairait beaucoup. Ce serait génial de jouer dans une série féminine avec de l’humour. Nous avons besoin de légèreté.

Vous utilisez beaucoup les réseaux sociaux. Que souhaitez-vous apporter aux gens qui vous suivent ?

Instagram est le reflet de ce que je suis et que je ne peux pas montrer à l’antenne, car ce n’est pas le lieu. J’ai d’abord pris du temps pour m’intéresser au développement personnel, qui me permet d’être plus apaisée et d’avoir plus de gratitude pour ce que j’ai. Et j’ai envie de le partager.

D’ailleurs, vous postez beaucoup de photos de votre chat Simba. Mais où se cache votre amoureux ?

Ma vie privée reste très privée, je n’en parle pas. Mais je vais bien.

Vous êtes très versée dans la spiritualité. Est-ce lié à votre parcours ?

J’ai grandi avec une maman très catholique (elle est décédée quand Tatiana avait 16 ans, ndlr).Nous allions à la messe tous les dimanches.

Mon père était très spirituel et connecté aux énergies. Cette dimension a donc toujours été en moi. Dans les moments de vie importants, lors de chocs émotionnels, on essaie de trouver des clés. A force de lectures, de rencontres, d’échanges, cela a dissous une partie de mes blessures.

Je les partage avec les gens. L’arrêt lié à la pandémie, l’amenuisement des distractions ont fait que l’écho de nos voix intérieures est plus fort qu’avant. Les gens doivent y faire face et comprendre pourquoi ils ne sont pas heureux. Ce temps est une opportunité pour aller vers un cheminement plus lumineux pour soi et pour son entourage.

A 36 ans, avez-vous envie d’avoir des enfants ?

Oui, ça fera partie d’un projet de vie à un moment ou à un autre. J’ai d’abord dû créer mon parcours personnel. Ce projet d’enfant arrivera quand l’univers aura conspiré pour que ça se mette en place.

Cette interview a été publiée dans le magazine Nous Deux numéro 3854.

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