Vous avez lancé un nouveau magazine intitulé Entre nous. De quoi parle-t-il ?

C’est un magazine « feel good », inspirant, fondamentalement optimiste, dans lequel on va pouvoir retrouver des expériences de vie d’anonymes, des conseils d’experts, du développement personnel… Entre nous fait office de boîte à outils pour vivre avec son temps.

Vous avez presque toujours eu une activité écrite en parallèle de la télévision. Est-ce indissociable à vos yeux ?

Ça n’est pas indissociable, mais c’est un plaisir supplémentaire pour moi parce que je suis journaliste au départ. C’est un travail différent, mais complémentaire. J’ai envie d’exercer mon métier de multiples manières. A la radio, on travaille la voix, il y a une proximité incroyable avec les auditeurs, en presse papier, il faut trouver les bons mots, et les écrits restent…

Cette nouvelle activité implique-t-elle une organisation différente ?

Aujourd’hui non, parce que le magazine est lancé pendant une de mes périodes un peu plus creuses mais, de toute manière, j’ai la chance d’être entourée par des équipes très présentes. Après, je vais devoir jongler entre toutes mes activités. De nouvelles émissions vont certainement être créées et probablement arriver l’année prochaine. Cela découle d’une volonté de France Télévisions et de Réservoir Prod [la société de production de Ça commence aujourd’hui] de faire arriver le témoignage en prime time. Le témoignage est une vraie mission de service public.

Réservez-vous certaines plages pour votre vie de famille et pour vos proches ?

J’essaie au maximum de passer le mercredi avec mes enfants [Abbie, 7 ans, et Peter, 5 ans] et de travailler de chez moi le lundi pour faire les courses et le ménage, comme tout le monde. Mes enfants ont la chance d’avoir un papa [l’écrivain Maxime Chattam] qui travaille à la maison. Je n’habite pas à Paris, donc je dois parfois y dormir pour des tournages, mais ils savent que j’adore ce que je fais et que je suis heureuse. A chaque fois que je pars, je leur dis : « C’est super, on va avoir plein de choses à se raconter ! »

A la télévision, vous enchaînez les records d’audiences. Comment les interprétez-vous ?

Pour moi, c’est la reconnaissance d’un travail collectif dont je ne suis que la vitrine. Il y a beaucoup de monde qui travaille en coulisses. Le succès nous permet de nous aventurer sur des terrains que nous n’avions pas explorés auparavant et de traiter de sujets décalés parce que les téléspectateurs nous suivent et nous font confiance.

Quelles sont les thématiques qui vous touchent le plus dans votre émission ?

Je n’ai pas de préférences particulières. Ce que j’aime, c’est l’alternance entre les sujets légers, lourds, plus sociétaux… J’aime me dire qu’il y a une humeur différente à chaque fois que j’arrive à l’antenne.

Avec votre mari, comment transmettez-vous le goût de l’écriture à vos enfants ?

Nous leur donnons d’abord le goût de la lecture, en leur lisant beaucoup de livres parce que mon fils n’écrit pas encore. Ma fille adore écrire des histoires, c’est ce qu’elle préfère à l’école. Le goût de l’imaginaire est aussi important. Nous leur disons que l’écriture n’a pas de limites et qu’à travers elle, ils peuvent vivre tout ce qu’ils veulent.

Vous avez récemment adopté un deuxième chien. Votre famille est au complet ?

J’avais très envie d’avoir un petit chien que je puisse embarquer avec moi, car notre premier chien, Nessie, est énorme. Le cavalier king-charles est une race très affectueuse, Phoebe est un pot de colle d’amour, j’adore ça ! Nous avons deux chiens, deux chats et deux enfants, la maison est complète.

Comment vivez-vous le temps qui passe ?

Comme tout le monde, je n’en suis pas fan et, en même temps, il faut apprivoiser le temps qui passe. Quand j’ai approché de la quarantaine, je me suis retournée sur le temps passé, j’ai fait un petit bilan, et j’ai décidé de profiter du temps qu’il me restait. J’ai conscience que les choses ne sont pas éternelles et ça me force à être encore plus dans la vie, à voir le verre à moitié plein.

Entre nous, un magazine inspirant

Le magazine Entre nous, dont le premier numéro est sorti début juin, a l’ambition d’accompagner les femmes au travers d’expériences de vie, de conseils et d’avis d’experts, et de multiples thématiques (bien-être, nutrition, voyages, culture ). Faustine Bollaert y chapeaute tout. “J’ai vraiment envie de me replonger dans ce que je ne faisais plus depuis longtemps : réécrire mes interviews, travailler sur le chemin de fer [la structure du magazine] , explique la journaliste. Je réalise aussi l’interview d’une personnalité et d’un grand témoin pour chaque numéro. Pour le premier, j’ai rencontré Ninon, aveugle, qui remonte à cheval. Elle porte un vrai message de résilience. Côté personnalité, c’est Marc Lavoine qui s’est prêté au jeu. C’est un peu le parrain du magazine. J’en suis ravie parce que c’est quelqu’un de très positif et qui pense de manière très collective. Il aborde sa façon d’être heureux, sa différence d’âge avec sa compagne”.

Entre nous, 3,90 €, en vente chez tous les marchands de journaux.

Cet article a été publié dans le magazine Nous Deux numéro 3858.

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