Difficile pour un proche aidant de prendre du temps pour lui si personne dans son entourage ne peut le remplacer. Le relayage permet ce répit, soit au domicile de la personne aidée – ce qui offre l’avantage de perturber le moins possible ses habitudes -, soit au sein d’établissements proposant des séjours de répit aidants-aidés. Cette dernière solution n’est pas mobilisable dans l’urgence car elle requiert plusieurs étapes en amont.

LE RELAYAGE À DOMICILE

Un seul professionnel intervient au domicile de la personne dépendante ou handicapée. La prestation dure de 36 heures au minimum à 6 jours consécutifs au plus. Le relayeur effectue les tâches réalisées habituellement par l’aidant (toilette, habillage, transferts, préparation et prise des repas…). Mais il ne doit pas se substituer aux services à la personne existants, comme un portage de repas. À titre indicatif, une heure de relayage oscille entre 10 € et 20 €, parfois plus selon la durée d’intervention et la structure. Des aides financières (caisses de retraite, collectivités locales, droit au répit de l’aidant dans le cadre de l’APA) permettent de réduire le reste à charge à 7 €/h.

UN DISPOSITIF EXPÉRIMENTAL

La loi du 10 août 2018 “pour un État au service d’une société de confiance” prévoit l’expérimentation du relayage en France, jusqu’au 31 décembre 2021, date d’une éventuelle pérennisation. En attendant, pour trouver une structure retenue dans ce dispositif, rendez-vous sur le site Baluchon France.

Le chiffre : 74 % des aidants en charge de personnes souffrant de troubles cognitifs se sentent obligés d’être joignables à tout moment.

Source : La Compagnie des Aidants.

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